La Pêche raisonnée et le "no kill"

La section Carnassiers prend position pour le développement d’une pêche raisonnée,en s’appuyant sur le « no-kill » et de son utilisation afin de protéger le milieu piscicole et d’assurer une pérennisation des richesses halieutiques et plus particulièrement des carnassiers : Brochets, Black Bass, Sandres, Perches et silures.

Le « no-kill » (signifiant ne pas tuer) consiste à rendre leur liberté aux poissons capturés dans les meilleures conditions possibles.

Le « no-kill » a été développé par les moucheurs et les carpistes, qui le pratiquent depuis longtemps, dans un souci de protection des espèces, du biotope et de l’environnement. Il relève d’une pêche dite « sportive », dont le but n’est pas la consommation de la prise, mais le plaisir provoqué par celle-ci, le respect du poisson et sa remise à l’eau systématique. Le poisson est notre camarade jeu, alors pourquoi le tuer ?

A propos du no-kill, les Américains, pionniers de cette pratique citoyenne, disent souvent qu’ils n’ont pas l’habitude de manger leurs balles de golf !

Le no-kill est le moyen sur lequel la section Carnassiers souhaite travailler pour développer une pêche raisonnée. Le pécheur doit être acteur du développement du milieu, le gérant des ressources piscicoles. La pêche des carnassiers a, par le passé, été synonyme de prélèvements excessifs, ils se doivent aujourd’hui d’être réfléchis et raisonnés… voir inexistant si le milieu ne le permet pas. Il s’agit de « puiser sans épuiser » pour reprendre le slogan de l’association Carnavenir, qui souhaite « promouvoir une pêche moderne et responsable, garante de la préservation des espèces et des milieu, afin de transmettre aux générations futures un patrimoine halieutique préservé ».


La section Carnassiers estime que les populations de carnassiers actuelles, surtout celles du Brochet et du Black Bass, ne permettent pas un prélèvement systématique. Une pêche raisonnée et lucide, en utilisant le no-kill exclusif sur certains secteurs, deviennent dans nos eaux une nécessité pour permettre aux stocks de carnassiers de se reconstituer et de reconquérir un milieu dégradé.

C’est par cette démarche que nous favoriserons la reconstitution du cheptel .


Texte et photos: David Bourdet

 

 

 

 

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :